Posted on

“Il va y avoir une sacrée hausse des prix”.

Michel-Edouard Leclerc vient d’annoncer qu’ “il va y avoir une sacrée hausse des prix dès ce mois-ci dans toutes les enseignes” sur l’alimentaire et aussi le non-alimentaire.


On n’avait pas forcément besoin de M. Leclerc pour nous annoncer une super inflation dans les prochains mois, les mieux informés parmi nous le savent déjà, et ont également entendu dire qu’on va vers une pénurie alimentaire.
Pour nous qui sommes dans la construction depuis une bonne année, nous vivons et jonglons déjà au quotidien avec la pénurie de certains matériaux (l’OSB, par exemple) et une inflation faramineuse (+200% sur l’acier, le câble électrique, par exemple).


Sans vouloir vous faire paniquer, il faut tout de même savoir qu’on est dans un monde où Covid et mesures sanitaires sont des outils politiques pour renverser la table et instaurer le nouvel ordre mondial, que nous vivons une époque charnière qui va vers une pénurie globale et qui ne vient pas pas hasard.


De quoi est fait l’alimentaire dans la grande distribution ? D’aliments de base qui poussent dans nos champs grâce aux engrais. Sans engrais, pas de production. La tonne d’azote liquide valait 180 € au mois d’avril dernier, elle  vaut 600 € aujourd’hui. Donc fois 330% en à peine 6 mois;  d’où la « sacrée hausse des prix » de M. Leclerc (On rassuré pour lui, il ne va pas en souffrir, ce seront toujours les bouts de chaîne qui vont souffrir un peu plus: les producteurs et les clients). L’augmentation du prix du gaz est une raison partielle à l’inflation du prix des engrais mais ne suffit pas à justifier un tel phénomène. Pourquoi alors ? C’est un excellent exercice de recherche et de réinformation, vous pouvez vous y atteler, sachez juste que la réponse ne vous sera donnée ni à la télé ni à la radio.


Cette inflation importante va amener du monde chez les petits producteurs, car ceux qui sont en circuit court sont moins impactés et pourront garder des prix raisonnables. Par exemple, nos techniques de culture en sol vivant font que nous n’utilisons pas d’engrais, dans notre cas.


Il est juste dommage qu’il faille en arriver à des extrémités pour que les gens abandonnent – pour quelque temps – leurs habitudes de consommation à la grande distribution pour enfin s’intéresser au petit producteur local à côté de chez eux.
Ils vont enfin se rendre compte que le « petit producteur » est moins cher que la grande enseigne et que ses produits sont bien meilleurs.


J’ai fait un tour au supermarché de Lisieux ces jours-ci pour me rendre compte que nous sommes moins chers en légumes bio que l’Intermarché et Leclerc.
Si ce n’était que ça, car au-delà du prix, il y a la question de la qualité gustative et du contenu nutritif, et là, les légumes de grande distribution sont – pour la plupart – plutôt mauvais. La raison est double:
– d’une part, les grands légumiers qui fournissent la grande distribution sont dépendants des engrais de synthèse, lesquels produisent de la quantité, mais peu de contenu nutritif;
– d’autre part, beaucoup de légumes et fruits sont cueillis avant maturité, pour des raisons de logistique; en soi, ces légumes et fruits ont besoin de l’énergie du soleil pour arriver au stade de maturité; au lieu de cela, on les met dans des chambres froides. Conséquence: les taux de sucre sont bas, les légumes et fruits sont acides.

Ne m’en voulez pas de ce petit billet d’humeur du jour. Le fait est que la situation se cristallise et il me semble important de créer du réseau local si on veut traverser sans s’écharper, les jours mauvais qui s’annoncent. Quand la situation devient difficile, la nature humaine a tendance à tirer la couverture à soi, à se crisper et considérer le voisin comme un ennemi. La solution est dans l’inverse: fédérer, mutualiser, créer du réseau.
Au plaisir de vous revoir ce samedi.

Bernard 

Nous sommes ouverts le mercredi de 17h à 19h et le samedi de 9h30 à 12h30.

NOS LEGUMES

  • Ail violet 9,5 /Kg
  • Betteraves crues 2,8 /Kg
  • Céleri branche 2,5 botte
  • Céleri rave 2,9 /Kg
  • Chou rouge 2,9 /pièce
  • Chou vert 3,5 /pièce
  • Côtes de blettes 3 /Kg
  • Courge potimaron/butternut 2,5 Kg
  • Echalote 8 /Kg
  • Epinards 4 /500 gr
  • Mâche 1,1 /100 gr
  • Navet 3 /Kg
  • Oignon jaune 4,2 /Kg
  • Patate douce 3,5 /Kg
  • Patate douce déclassée 2 /Kg
  • Poireaux 3,2 /Kg
  • Poivrons de couleurs 5 Kg
  • Pomme de terre 2,2 /Kg
  • Radis d’hiver 4 /Kg
  • Salade 1,5 pièce
  • Confitures (grand pot) 6 /pot Banane, citron – orange, citron
  • Confitures (moyen pot) 5 /pot
Posted on

A quoi ressemble notre étal à l’automne…

Nous sommes à la mi-octobre d’une année particulièrement difficile au niveau météorologique. Néanmoins, la nature reste généreuse et nous pourvoie de tous les légumes de saison. Septembre et octobre sont des mois charnières qui nous permettent de disposer encore des légumes d’été (tomates, poivrons, aubergines, haricots, etc) et déjà des légumes d’hiver (différents choux, mâche, poireau, épinards, radis, navets).

Cela fait de beaux étals. On vous laisse apprécier sur la vidéo ci-dessous.

Posted on

Notre future production de jus de légumes

Ce projet est en cours d’élaboration depuis deux ans. La concrétisation physique a démarré avec la construction d’un bâtiment dédié aux légumes (point de vente, lavage et conditionnement, usine à jus de légumes, stockage et cuisine). Nous espérons commencer la production d’ici quelques mois, début 2022.

En attendant, vous pouvez visionner un aperçu du projet ci-dessous.

Posted on

Journée Portes-ouvertes dimanche 19 septembre 2021

Voici le programme de notre journée avec marché des producteurs, visite du maraichage et une après-midi consacrée au thème: agriculture et qualité nutritive. Nous aurons l’honneur de recevoir François Mulet et Vincent Levavasseur. A vous voir.

Pour l’organisation du repas

Nous vous proposons des grandes galettes de sarrazin richement garnies de produits issus de notre maraichage et de producteurs collègues au prix de 8€50. Dessert (non industriel évidemment) + boissons en sus. Du bon et rien que du bon. 

Afin de nous faciliter la tâche, nous vous saurions gré de vous pré-inscrire afin que nous puissions avoir une estimation des quantités. Pour ce faire, rien de plus simple: il vous suffit d’envoyer un texto sur le téléphone de Syra (07 68 30 33 28) en précisant votre nom et le nombre de repas souhaités. C’est tout.

Pour toute pré-inscription, une boisson est offerte à la personne qui s’occupe de la préinscription.

Téléchargez le flyer

Posted on

Proposition de poste d’alternant en communication

Objet: lancement d’un produit premium issu de l’agro-écologie

Contexte : les Jardins du CEP sont un maraichage maraichage (bio) en sol vivant situé dans le Calvados, à côté d’Orbec. A ce jour, la production de légumes diversifiés s’étend sur 2 ha et 3000 m2 de serres avec un potentiel de 4 ha en culture de plein champ. Les terres cultivables sont très riches en matière organique (entre 5 et 28%), ce qui permet de produire des légumes riches en contenu nutritif. Cet aspect intéressant a retenu l’attention de Bernard et Syra Lorber – gérants de la SCEA – qui souhaitent valoriser leurs légumes sous une forme particulière: le jus de légumes non pasteurisé. Ils ont donc entrepris de monter un atelier de transformation pour produire du jus de légumes dès début 2022, envisageant une production de 30 000 litres en première année.

Objectif du poste : développement filière

  • Affiner la proposition commerciale du produit
  • Développer la stratégie de communication
  • Cerner les réseaux de distribution correspondant au produit
  • Aide à la rédaction des supports de communication
  • Animation un site internet, gérer les réseaux sociaux
  • Mener une campagne de financement participatif
  • Etablir des contacts et éveiller l’intérêt des partenaires en vue de formaliser des contrats

Compétences requises

  • Avoir de l’intérêt pour l’agroécologie, la santé, le bien-être, la qualité nutritionnelle
  • Savoir élaborer une stratégie de développement
  • Etre à l’aise avec l’outil informatique, la gestion des réseaux sociaux, l’animation d’un blog
  • Capacité de travailler seul, à distance, mais aussi en équipe
  • Savoir rédiger des supports de présentation

Permis B souhaité.

Posted on

Notre nouvelle serre

Elle est bien remplie – on vous laisse jeter un coup d’oeil à la vidéo ci-dessous – et les tomates arrivent à mâturité, concombres, poivrons, aubergines et haricots le sont déjà depuis quelques temps.

Notre point de vente est actuellement sous cette serre, tous les samedis matins (9h30 à 12h30); il y en a pour les yeux et pour le palais !

Posted on

Notre projet de ferme maraichère en agro-écologie

SOLS VIVANTS – JUS VIVANTS

CONTOURS

Ce projet contient plusieurs volets :

  • Une activité (pré-existante) de maraichage
  • Une activité de transformation à la ferme : jus de légumes
  • Une activité de formation et de sensibilisation à l’agro-écologie et l’éco-habitat

BUTS

  • Une production maraichère abondante et de qualité pour une vente locale
  • Une unité de transformation de jus de légume à riche contenu nutritif pour une distribution à plus grande échelle.
  • Etre un relais de sensibilisation pour les questions touchant à deux sujets:
    • l’agriculture du vivant
    • l’éco-habitat
Continue reading Notre projet de ferme maraichère en agro-écologie
Posted on

Santé des sols = santé des aliments = santé des humains

Sol vivant = légumes vivants et riches
Un sol non labouré profite d’une vie biologique intense : vers de terre, champignons, bactéries, une faune diversifiée macro et micro-biologique s’active, se nourrit des résidus de culture et surtout des matières organiques dont nous pourvoyons nos planches de culture ; l’activité des micro-organismes va produire toutes sortes de minéraux, nourriture des plantes : c’est le cycle naturel de la fertilité.

Nous ne faisons rien d’autre que de reproduire au champ ce qui se passe dans une forêt : les feuilles tombent, se dessèchent et finissent par être décomposées par les champignons et bactéries qui vont nourrir les racines des arbres.

Riche et équilibré, le sol va pouvoir produire des légumes riches et équilibrés, peu sensibles aux maladies, ce qui conduit à un usage minimaliste voire inexistant des produits phytosanitaires. Remarquons surtout que les éléments vitaux du légume (vitamines, minéraux) ne sont pas issus d’une fertilisation de synthèse, mais sont le fruit du cycle naturel de la fertilité

La première conséquence est gustative : une carotte a vraiment le goût de la carotte, pareil pour tous les autres légumes, de la tomate au fenouil. Si une carotte en a le goût, elle en aura également le contenu nutritif en minéraux, en vitamines et en oligo-éléments, c’est-à-dire les éléments nécessaires à la bonne santé du corps. Des analyses chimiques permettent de confirmer cette perception.

Sol travaillé = légumes pauvres

A l’inverse, le labour du sol détruit l’essentiel de la vie biologique, c’est un écocide des vers de terre ; le sol étant déstructuré, il n’est plus capable de contenir la matière organique donc vivante, laquelle va disparaître petit-à-petit soit par lessivage lors des précipitations, soit par évaporation. Actuellement, en France, le taux moyen de matière vivante dans les sols agricoles est de 1,5% alors qu’on était proche des 5% en 1950.
Un sol vidé de ses minéraux et éléments vitaux sera sensible aux maladies, aux nuisibles – donc usage important de produits phytosanitaires – et pour produire des légumes, devra recevoir une fertilisation rapportée, souvent de synthèse.

Conséquence : une baisse dramatique des éléments nutritifs.
Une comparaison entre des tables de composition des aliments des années 1960 et 2017 sur une base de 70 fruits et légumes les plus consommés en France fait apparaître une perte d’environ -16% de calcium, -27% de vitamine C et -48% de fer.


Si nous insistons autant sur la vie du sol, c’est parce qu’elle est l’élément premier et déterminant de la qualité gustative et nutritive de nos légumes, car pour certains d’entre eux – comme la tomate, la carotte, panais, chou, fenouil, poireau, radis – la vie du sol détermine particulièrement goût et le contenu nutritif.

Posted on

Santé dans votre assiette

est un groupement informel de producteurs du Pays d’Auge en Normandie, à cheval sur le Calvados et l’Orne, qui fournit des clients à la recherche de produits sains et goûtus.

Initié par le maraicher des Jardins du CEP et Bruno Longlet, ce groupement a pour vocation de proposer des produits de qualité à des clients sélectionnés de la région parisienne.

Sa spécificité réside non pas dans le respect d’un cahier des charges administratifs comme l’est le label Agriculture Biologique (bien que la plupart des producteurs soient certifiés AB), mais dans le respect d’une agronomie du vivant laquelle a la capacité de produire des aliments de qualité tout en étant un modèle agricole vertueux et pérenne.

Sols vivants = légumes riches = contenus nutritifs importants

Du simple bon sens, me direz-vous, encore faut-il pouvoir le démontrer.

Un sol non labouré profite d’une vie biologique intense : vers de terre, champignons, bactéries, une faune diversifiée macro et micro-biologique s’active, se nourrit des résidus de culture et surtout des matières organiques dont nous pourvoyons nos planches de culture ; l’activité des micro-organismes va produire toutes sortes de minéraux, nourriture des plantes : c’est le cycle naturel de la fertilité.

Nous ne faisons rien d’autre que de reproduire au champ ce qui se passe dans une forêt : les feuilles tombent, se dessèchent et finissent par être décomposées par les champignons et bactéries qui vont nourrir les racines des arbres.

Riche et équilibré, le sol va pouvoir produire des légumes riches et équilibrés, peu sensibles aux maladies, ce qui conduit à un usage minimaliste voire inexistant des produits phytosanitaires. Remarquons surtout que les éléments vitaux du légume (vitamines, minéraux) ne sont pas issus d’une fertilisation de synthèse, mais sont le fruit du cycle naturel de la fertilité, ce qui en terme d’éléments nutritifs change beaucoup de choses…

La première conséquence est gustative : une carotte a vraiment le goût de la carotte, pareil pour tous les autres légumes, de la tomate au fenouil. Si une carotte en a le goût, elle en aura également le contenu nutritif en minéraux, en vitamines et en oligo-éléments, c’est-à-dire les éléments nécessaires à la bonne santé du corps. Des analyses chimiques permettent de confirmer cette perception.

Sols travaillés = légumes pauvres

A l’inverse, le labour du sol détruit l’essentiel de la vie biologique, c’est un écocide des vers de terre ; le sol étant déstructuré, il n’est plus capable de contenir la matière organique donc vivante, laquelle va disparaître petit-à-petit soit par lessivage lors des précipitations, soit par évaporation. Actuellement, en France, le taux moyen de matière vivante dans les sols agricoles est de 1,5% alors qu’on était proche des 5% en 1950. Sachant qu’il faut une dizaine d’années pour gagner 1% grâce à des cultures intermédiaires, on mesure un peu l’ampleur de la catastrophe.

Un sol vidé de ses minéraux et éléments vitaux sera sensible aux maladies, aux nuisibles – donc usage important de produits phytosanitaires – et pour produire des légumes, devra recevoir une fertilisation rapportée, souvent de synthèse.

Conséquence : une baisse dramatique des éléments nutritifs.

Une comparaison entre des tables de composition des aliments des années 1960 et 2017 sur une base de 70 fruits et légumes les plus consommés en France fait apparaître une perte d’environ -16% de calcium, -27% de vitamine C et -48% de fer.
Si nous insistons autant sur la vie du sol, c’est parce qu’elle est l’élément premier et déterminant de la qualité gustative et nutritive de nos légumes, car pour certains d’entre eux – comme la tomate, la carotte, panais, chou, fenouil, poireau, radis – la vie du sol détermine particulièrement le goût et le contenu nutritif.

Ce que nous proposons va donc bien au-delà d’une simple labellisation bio (bien que nous le soyons aussi). Celle-ci se limite à dire qu’il n’y a pas de traitement chimique mais ne dit rien quant aux contenus nutritifs et donc à la qualité intrinsèque de la production. Il n’y a que des sols vivants qui puissent produire des légumes de qualité, et cela, nous vous le garantissons.

Du producteur au consommateur

Le site web que nous avons créé met en relation le consommateur avec les producteurs, ce qui permet de connaître non seulement l’origine géographique des produits, mais aussi les pratiques agricoles des producteurs. Ceux-ci se font une fierté d’organiser des journées de démonstration et d’explications de leurs pratiques sur leurs fermes.
Le direct producteur permet de réaliser une opération gagnant/gagnant: le producteur est rémunéré à un juste prix, lequel est un prix raisonnable pour le consommateur.

Bien que notre association de producteurs soit issue de Maraichage sur Sol Vivant Normandie, nous ne nous limitons pas aux légumes et fruits mais nous efforçons de fédérer petit-à-petit des producteurs dans d’autres gammes afin de proposer une palette suffisamment large.

En raison de son aspect accidenté et de la qualité de ses prairies, le Pays d’Auge a été préservé de la culture céréalière industrielle et a pu garder pour une bonne partie son système écologique riche et varié : prairies, haies, ruisseaux sont un écrin pour une faune et une flore diversifiées qui permettent de produire encore aujourd’hui fromages, cidres, viandes bovines d’une réputation qui va au-delà des frontières.

Dans la pratique

Les clients commandent les produits souhaités sur notre boutique du samedi au mardi minuit. Les producteurs préparent les commandes le mercredi. Les paniers sont livrés le jeudi sur quelques points de la région parisienne.

Pour plus d’informations, vous pouvez contacter Bruno qui s’occupe de l’aspect commercial.

Accédez à la boutique en ligne.

Bernard, maraîcher, créateur des Jardins du CEP

Le réseau Maraichage Sol Vivant Normandie

La chaîne Youtube Maraichage sol vivant